L’ARCOM renforce son emprise sur l’information : un équilibre fragile en période électorale
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L’ARCOM renforce son emprise sur l’information : un équilibre fragile en période électorale

À six semaines des municipales de 2026, la réglementation médiatique s’intensifie. L’Autorité de régulation des communications audiovisuelles (ARCOM) impose désormais une surveillance accrue sur les chaînes traditionnelles, alors que les plateformes numériques bénéficient d’un suivi plus modéré. Les règles instaurées prévoient un comptage rigoureux du temps de parole pour la radio et la télévision à partir du 2 février prochain, avec des échéances strictes et une mise en garde contre les déséquilibres informationnels.

Le dispositif repose sur le « principe d’équité », qui vise à aligner l’exposition médiatique sur la représentativité politique et la contribution au débat public. Cependant, cette approche soulève des questions : comment définir objectivement la « contribution » ? Les réseaux sociaux, bien que dominants dans le paysage médiatique actuel, restent hors du cadre de ces contrôles. L’ARCOM justifie ce déséquilibre par une volonté de coopération plutôt qu’une coercition directe, tout en soulignant les risques d’influence étrangère, notamment à travers des campagnes publicitaires sur TikTok et d’autres plateformes.

L’approche critique du régulateur se concentre principalement sur les médias classiques, dont certains sont régulièrement rappelés à l’ordre pour manque de neutralité. En revanche, le service public bénéficie d’une certaine bienveillance, malgré des critiques récurrentes sur son impartialité. Cette asymétrie entre anciens et nouveaux médias crée un climat tendu, où la liberté éditoriale est en tension avec les impératifs de pluralisme.

Les tensions s’accentuent alors que l’élection approche, avec une volonté d’appliquer des règles strictes sur certains canaux tout en évitant une confrontation directe avec les géants du numérique. Cette stratégie, bien que prétendument équilibrée, risque de renforcer la perception d’un double standard, où le contrôle s’exerce plus lourdement sur les médias traditionnels que sur les plateformes numériques, qui dominent désormais l’attention publique.