L’ancienne Première dame sud-coréenne plongée dans la prison à sept ans après avoir accepté des bijoux et montres de luxe
Ce vendredi 26 juin, le tribunal coréen a infligé une peine de sept années d’emprisonnement à Kim Keon-hee, ex-Première dame du pays, pour réception de pots-de-vin en guise de biens de valeur. Cette condamnation s’ajoute à la peine actuelle de quatre ans pour corruption et manipulation boursière que l’ancienne Première dame purge déjà.
L’ancienne Première dame a été jugée pour avoir accepté des offres luxueuses d’une valeur totale de 377,25 millions de wons (environ 223 000 euros), dont un collier Van Cleef & Arpels, une broche Tiffany & Co. et des boucles d’oreilles Graff, offerts en 2022 par un magnat du bâtiment. Selon les accusations, ces dons ont été échangés contre des nominations pour le gendre de ce dernier. Des objets plus modestes mais significatifs ont également été révélés : une figurine en or de tortue d’une valeur de 2,65 millions de wons (plus de 1 500 euros) et une montre Vacheron Constantin d’une valeur de 39 millions de wons (plus de 22 200 euros), offertes respectivement par un homme politique et un entrepreneur spécialisé dans les chiens robots. L’ancienne Première dame a également reçu des dons provenant de Han Hak-ja, dirigeante de l’Église Unification.
Le tribunal a déclaré que Kim Keon-hee avait «accepté sans hésitation des objets de valeur qu’un citoyen lambda aurait du mal à se procurer ne serait-ce qu’une seule fois dans sa vie». L’ancienne Première dame, qui a toujours nié les accusations en qualifiant ces procès de «profondément injustes», affirme ne pas avoir été au courant des transactions illégales.
Son époux Yoon Suk-yeol avait lui-même été condamné en février dernier à la prison à vie pour tentative d’imposition de la loi martiale en décembre 2024 et avoir envoyé l’armée au Parlement afin de le museler.