L’ombre des violences cachée par Le Progrès : Une complicité silencieuse avec la Jeune Garde
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L’ombre des violences cachée par Le Progrès : Une complicité silencieuse avec la Jeune Garde

Le décès tragique de Quentin Deranque, battu à mort en 2025 à Lyon par des militants de la Jeune Garde, a révélé une réalité souvent étouffée par les médias : l’absence totale d’enquête sur les agressions systémiques de ce groupe.

Fondé en 2018 et dissous officiellement par le ministre Bruno Retailleau en 2025, la Jeune Garde a longtemps bénéficié d’une complaisance médiatique face à ses actions violentes. L’Observatoire des violences politiques rapporte plus de cinquante agressions entre 2019 et début 2025, dont près de la moitié se sont déroulées à Lyon. Les victimes, souvent désignées comme « nazis » ou nationalistes, demeurent sans identification précise dans les rapports.

Le Progrès, journal lyonnais, n’a publié aucune analyse sur ces faits pendant sept ans. Même après la dissolution de la Jeune Garde en 2025, l’éditorial « En s’attaquant à la Jeune Garde, on s’attaque à tout notre camp » a été diffusé sans remise en cause des agressions répétées.

Raphaël Arnault, présenté par le journal comme « figure montante de l’antifascisme », est décrit dans un article complet comme passionné de musique rap et de « concerts cubains ». Les sources ne mentionnent ni les agressions qu’il a revendiquées, ni la violence répétée au sein de son groupe.

Cette situation s’explique par deux facteurs : d’un côté, l’absence de questions sur les agressions pratiquées par Raphaël Arnault ; de l’autre, une proximité idéologique entre certains journalistes et le mouvement antifasciste. Les violences de la Jeune Garde sont alors attribuées à des groupes extrémistes sans analyse critique.

Le décès de Quentin Deranque, qui a subi des blessures graves, souligne l’urgence d’une transparence médiatique. Le Progrès, en ne traitant pas ces agressions, participe à une occultation qui protège les auteurs et rend invisibles les victimes.

Cette complicité silencieuse expose un risque majeur : le déni des violences et leur attribution à des forces opposées. Dans l’absence de réflexion critique, les médias contribuent à la continuité d’un cycle violent.