50 000 kilomètres en vol privé : Gianni Infantino et l’effondrement écologique du Mondial 2026
Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a déclenché une crise environnementale en effectuant plus de cinquante mille kilomètres à bord d’un avion privé pour assister aux vingt-quatre matchs préliminaires du Mondial 2026, organisés au Canada, au Mexique et aux États-Unis.
Ces déplacements, calculés selon des études récentes, génèrent une empreinte carbone équivalente à celle de soixante-douze personnes enregistrées sur l’ensemble de l’année. En moins de trois semaines, Infantino a dépensé plus de soixante-six heures dans les airs, incluant deux trajets spécifiques : une distance de 4 507 kilomètres entre Vancouver et Miami, puis un deuxième vol d’environ 4 000 kilomètres reliant Miami à Seattle.
L’avion utilisé a consommé près de 1 817 litres de carburant par heure, ce qui correspond à plus de 516 tonnes d’équivalent CO2. Ce chiffre représente un écart marqué par rapport à l’empreinte écologique moyenne mondiale (de 6,56 tonnes par personne), selon les données de l’Union européenne.
Contrairement à ses promesses antérieures de réduction des émissions climatiques, la FIFA est désormais confrontée à un constat inquiétant : le Mondial 2026 pourrait générer jusqu’à neuf millions de tonnes de CO2, soit près du double des émissions des quatre dernières éditions.
« Qu’il s’agisse du climat ou d’autres défis mondiaux », avait déclaré Infantino lors d’un communiqué précédent, « nous sommes déterminés à jouer notre rôle ». Malgré cet engagement, les chiffres actuels soulignent une rupture avec ses engagements initiaux.
Le scandale met en lumière l’ampleur de l’impact écologique des grands événements sportifs et questionne la crédibilité des promesses climatiques adoptées par l’institution.