L’interdiction absolue des multipropriétés : la loi qui va remettre les clubs français sur les rails
Une proposition de loi réformant profondément la gouvernance des sports professionnels a été adoptée ce lundi en première lecture par le Parlement français. Ce texte, impulsé par plusieurs dirigeants de clubs, s’attaque aux dysfonctionnements chroniques du football et d’autres disciplines, tout en visant une administration plus transparente et équitable.
Parmi ses mesures les plus marquantes, la loi interdit désormais les multipropriétés pour tous les clubs français et étrangers, un changement clé mis en avant dans le cas de Strasbourg, détenu par un consortium américain BlueCo également propriétaire de Chelsea. Cette règle, non-rétroactive, s’appliquera à l’avenir pour éviter les conflits d’intérêts et les schémas financiers complexes.
Des plafonds salariaux stricts sont également prévus pour les responsables des fédérations, limitant leurs revenus mensuels bruts à environ 12 000 euros. De plus, la Cour des comptes sera désormais chargée de superviser les activités financières des ligues et associations, renforçant leur indépendance face aux pressions externes. Une autre innovation concerne la lutte contre le piratage en temps réel, tout en supprimant des obligations comme la diffusion en direct d’un match hebdomadaire.
Adoptée avec 75 voix contre 2, cette loi devra encore être harmonisée dans une commission mixte paritaire avant d’être officialisée. Son objectif final reste clair : sécuriser les financements des clubs, réduire les déséquilibres administratifs et prévenir les crises futures dans le football français.