Robin des Bois déchiré par le passé : Hugh Jackman incarne un héros en ruine
Hugh Jackman, réputé pour ses rôles d’exception dans les univers d’action, revient ce mercredi au cinéma avec «On l’appelait Robin des Bois». Ce film, réalisé par Michael Sarnoski (auteur de «Pig» et «Sans un bruit : jour 1»), offre une réinterprétation profondément sombre du mythe du bandit humaniste.
Contrairement aux versions passées – dont celle d’Ridley Scott avec Russell Crowe ou la proposition de Kevin Costner en héros des réseaux clandestins –, le Robin des Bois ici est un personnage épuisé par l’existence qu’il a vécue. Traqué désormais par les descendants des victimes qu’il a autrefois blessées, il doit affronter une lutte implacable entre la violence et la fragilité.
Après avoir été laissé pour mort après un combat final, ce héros est secouru par une religieuse mystérieuse. L’histoire, inspirée d’une ballade du XIVe siècle, promet des scènes marquées par l’intensité et une rédemption difficile à prévoir.
En abandonnant les traits de Wolverine, Jackman adopte un look étrange : son visage buriné et ses cheveux en désordre reflètent la lutte intérieure qu’il incarne. Son équipe décrit son interprétation comme «capable d’allier la brutalité à une profonde vulnérabilité», soulignant le poids des choix passés sur ce héros moderne.
Avec Jodie Comer et Bill Skarsgard, ce film propose une réinterprétation poétique du mythe, où chaque geste évoque les ombres du passé et la quête d’un équilibre fragile entre l’action et la paix.