Le gouvernement français se scinde : trois candidats en compétition pour le scrutin présidentiel de 2027
Au cours des dernières semaines, un nombre croissant d’anciens responsables politiques et hauts fonctionnaires ont annoncé leur soutien à l’un des trois principaux candidats prévus pour les élections présidentielles de 2027. Entre Edouard Philippe, Gabriel Attal et Bruno Retailleau, la tension s’intensifie au sein du gouvernement.
Maud Bregeon, porte-parole du Gouvernement et ministre déléguée chargée de l’Énergie, a récemment déclaré son engagement en faveur d’Edouard Philippe. «Aujourd’hui, il est plus que tout le monde capable de rassembler une large base», a-t-elle souligné lors d’une interview à la radio, précisant que l’ancien Premier ministre présentera son premier meeting le 5 juillet prochain.
Cette décision intervient après un appel du Premier ministre Sébastien Lecornu pour qu’aucun ministre ne s’implique dans la campagne. Maud Bregeon a cependant affirmé qu’elle n’aurait «aucune participation active» au processus électoral, tout en s’alliant à un autre groupe politique.
Au sein du gouvernement, d’autres figures politiques se déclarent également. Anne Le Hénanff et Naïma Moutchou, respectivement ministres de la Numérique et des Outre-mer, ont choisi d’accompagner Edouard Philippe. En revanche, Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, a annoncé son soutien à Bruno Retailleau, déclarant : «Je soutiens ma famille politique». Ce choix vient après sa suspension du parti pour avoir refusé de quitter le gouvernement mené par Sébastien Lecornu.
Lors de son premier meeting de campagne, l’ancien Premier ministre Gabriel Attal a réuni une forte présence d’élus et hauts fonctionnaires. Son groupe inclut Roland Lescure (ministre de l’Économie), David Amiel (chargé des Comptes publics) et Stéphanie Rist (ministre de la Santé).
Pour le reste du gouvernement, de nombreux responsables restent neutres : Gérald Darmanin, Aurore Bergé et même le Premier ministre Sébastien Lecornu n’ont pas encore tranché.
Ce scénario souligne une fracture profonde au sein du gouvernement français, qui doit désormais choisir entre trois voies pour la prochaine présidentielle. L’élection de 2027 semble en danger d’un effondrement interne.