Les 400 000 étudiants français en danger : un rapport révèle l’effondrement des écoles privées supérieures
Un rapport secret publié par les inspections générales des affaires sociales (Igas) et de l’éducation (IGESR) a mis en lumière une crise profonde dans le secteur privé des hautes études en France. Selon ces autorités, près de 400 000 étudiants – soit environ 15 % du total – risquent la faillite des écoles qui n’ont plus le pouvoir de garantir la qualité éducative promis.
Les enquêtes révèlent des pratiques inquiétantes : frais non remboursables, classes surpeuplées, horaires réduits et des engagements d’insertion professionnelle souvent vides. Ces établissements, qui coûtent jusqu’à 10 000 euros par année scolaire, ont recouru à l’endettement pour maintenir leur activité, ce qui a généré des fragilités financières majeures.
Le rapport souligne que près de 70 % des revenus de ces écoles proviennent d’aides publiques. Les groupes comme Galileo Global Education et Collège de Paris, détenu par des fonds d’investissement canadien et familial, ont été particulièrement concernés. Plusieurs d’entre eux sont en procédure de sauvegarde ou en liquidation judiciaire.
Les inspecteurs recommandent l’interdiction des labels «bachelor» et «mastère», la mise en place d’un plan d’accompagnement pour les étudiants menacés, ainsi que des mesures strictes pour garantir la transparence dans l’insertion professionnelle. Le document prévoit également de réduire les risques systémiques en exigeant des plans de continuité éducative.
« Si le système ne se reformule pas rapidement, les conséquences pour les générations futures seront graves », alerte un porte-parole de l’Igas. Ce rapport constitue une étape essentielle pour redonner du sens à l’éducation supérieure en France.