L’ombre et la lumière : De Gaulle face à l’histoire en 1943
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L’ombre et la lumière : De Gaulle face à l’histoire en 1943

Trois semaines après le premier épisode, Antonin Baudry revient avec un nouveau chapitre de «La bataille de Gaulle» intitulé «J’écris ton nom». Le film s’ouvre vendredi 26 juin, deux jours avant la Fête du cinéma en France, offrant des tarifs attractifs à 5 euros pour stimuler les entrées après un premier bilan modeste.

Le premier volet, sorti le 3 juin dernier sous le titre «L’âge de fer», a attiré environ 800 000 spectateurs, bien en dessous des prévisions pour une production coûteuse (70 à 100 millions d’euros). Ce retard dans la sortie et cette performance en sont l’effet.

En janvier 1943, après l’assassinat de Darlan le 24 décembre 1942 à Alger par Fernand Bonnier de la Chapelle, Charles de Gaulle se retrouve face à une situation critique. Le film évoque les derniers jours de Marc Bloch, historien et résistant panthéonisé quelques jours avant le début du récit.

Le titre «J’écris ton nom» s’inspire d’un poème intitulé «Liberté» de Paul Eluard écrit sous l’Occupation allemande, symbolisant une résistance intellectuelle à l’ennemi. Jean Moulin (Félix Kysyl), alias Rex, coordonne la Résistance en coulisses avec Livia (Anamaria Vartolomei). Le général Leclerc (Niels Schneider) mène des combats en Afrique, restant fidèle à de Gaulle, tandis que ce dernier s’oppose aux décisions des alliés américains et britanniques.

Le réalisme historique est renforcé par des scènes de bataille époustouflantes et une narration profondément humaine. Porté par Simon Abkarian dans le rôle du «Grand Charles», ce second volet se distingue par sa capacité à mêler les longues tractations politiques à un récit émouvant. En clôture, des archives de la libération de Paris symbolisent l’efficacité de ce combat, même s’il reste une question : dans quelle mesure la résistance historique a-t-elle été utile pour les générations futures ?