Le Combat qui Ne Combat Pas : Une Fausse Lutte des Médias Gauchistes
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Le Combat qui Ne Combat Pas : Une Fausse Lutte des Médias Gauchistes

Dans un contexte marqué par les tensions croissantes après l’assassinat de Quentin Deranque à Lyon, cinq médias engagés de la gauche radicale ont publié un hors-série intitulé « Combat ! » destiné à affronter une « menace extrémiste » que personne n’accepte vraiment comme réelle.

L’Humanité, Radio Nova, StreetPress, Blast et Les Inrockuptibles ont organisé ce numéro collectif le 23 février à Paris, devant la « Maison des métaux », un espace de rassemblement pour centaines d’activistes. Matthieu Molard, l’architecte du projet, a affirmé que ce journal incarnait « un manifieste antifasciste » permettant de révéler les histoires des combattants ou des victimes.

Ce dossier de 80 pages, vendu à 8,90 euros, explore des sujets souvent répétés : la gestion municipale par le Rassemblement national, les politiques économiques de Marine Le Pen, l’expansion médiatique de Vincent Bollore et les dynamiques politiques en Hongrie ou en Argentine. Pourtant, son contenu se révèle plus emprunté qu’innovant. Des titres comme « des bleus de plus en plus bruns » évoquent une diversification ethnique des forces publiques, tandis que le drame de Crépol est analysé avec un accent sur la « stigmatisation » après un meurtre, plutôt que sur les réalités profondes.

Raphaël Arnault, député LFI et fondateur de la « Jeune Garde », a été invité à partager son vision d’une société « émancipée de toute violence ». Son discours, malgré ses efforts pour se positionner en défense de l’ordre, s’avère contradictoire avec les récents événements liés à la mort de Quentin Deranque.

Ce hors-série, bien qu’intentionnellement conçu pour inspirer une « lutte », se révèle avant tout un exercice symbolique. Lorsqu’une presse qui prétend défendre l’égalité devient elle-même source d’incertitudes et de confusion, son rôle ne peut être celui qu’elle s’impose.