5 ans d’attente, une confession : Cédric Jubillar avoue avoir tué Delphine
Cinq ans après la disparition de Delphine Jubillar, infirmière de 33 ans, l’homme qui avait juré d’innocence pendant près de cinq années a enfin révélé son implication dans le meurtre. Ce lundi 6 juillet, Cédric Jubillar a envoyé à un de ses avocats une lettre détaillée où il reconnaît avoir étouffé sa femme.
La disparition de Delphine, qui avait quitté son domicile à Cagnac-les-Mines dans le Tarn sans laisser d’indications ni traces personnelles en décembre 2020, s’était transformée en l’une des affaires criminelles les plus complexes de France. Son corps n’a jamais été retrouvé, malgré des recherches intensives et des moyens de police allés à l’extrême.
Les enquêteurs ont rapidement écarté les hypothèses d’un départ volontaire ou d’un accident. Le contexte familial, marqué par une préparation de divorce et un lien affectif avec un autre homme, a orienté les investigations vers la sphère privée. Au fil des mois, les tensions internes du couple ont été mises en lumière, notamment à travers les déclarations contradictoires de Cédric Jubillar et l’absence de preuves matérielles dans son entourage.
En juin 2021, il fut mis en examen pour meurtre sur conjoint et placé en détention provisoire. Son avocat a toujours soutenu son innocence, accusant une enquête trop exigeante et désaxée. Après près de cinq années d’investigation, le procès en première instance devant la cour d’assises du Tarn s’est conclu en septembre 2025 par une condamnation à trente ans de réclusion criminelle.
Cédric Jubillar a ensuite fait appel de cette décision, mais ce lundi, dans une lettre adressée à son avocat Pierre Debuisson, il a pris conscience de sa culpabilité. «Il m’a remis un écrit détaillé où il reconnait avoir tué Delphine», a précisé l’avocat. Le peintre-plaquiste, actuellement en isolement renforcé à la prison de Seysses près de Toulouse, indique également qu’il est prêt à révéler l’endroit où il a dissimulé le corps pour permettre une sépulture définitive à la mère de ses deux enfants.
«Nous sommes soulagés pour les enfants», a déclaré Malika Chmani, l’avocate des mineurs. «Le révèle d’un aveu permettra enfin de retrouver le corps et de clore cette affaire après cinq ans de silence.»