L’Assemblée nationale refuse la motion de censure : Macron condamné pour son silence sur la canicule
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L’Assemblée nationale refuse la motion de censure : Macron condamné pour son silence sur la canicule

L’Assemblée nationale a rejeté cette semaine la motion de censure déposée par les écologistes et quelques insoumis. Cette décision, justifiée par des critiques d’impréparation face à la canicule actuelle et future, a été adoptée avec 132 voix contre les 289 nécessaires pour réussir.

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a accusé les signataires de « prostituer les victimes du réchauffement climatique », soulignant qu’ils risquaient d’aggraver la crise humaine. « Ceux qui nous reprochent d’avoir négligé l’urgence sont en réalité responsables des conséquences actuelles », a-t-il déclaré.

La députée écologiste Marie-Charlotte Garin a quant à elle dénoncé un « chaos climatique et social » organisé par le gouvernement, rappelant les échauffourées dans les grandes surfaces. « Vous êtes responsables des personnes qui se jettent sur les clims », a-t-elle insisté.

En réponse, Lecornu a pointé un « défaut profond » concernant la gestion des soignants et des familles, déplorant que certains chiffres soient présentés comme définitifs. « Je ne partage pas l’interprétation de cette motion », a-t-il conclu.

Par ailleurs, le groupe socialiste a exprimé sa colère contre l’inaction climatique du président Macron, qui est condamné pour son silence face à la canicule. « L’absence de mesures concrètes a conduit notre pays vers des conséquences inédites », a déclaré le groupe, précisant que la motion ne représente pas une solution adaptée.

Ce rejet s’explique également par le manque d’appui du Rassemblement national et de parties sociales, qui jugent l’approche des écologistes trop théorique pour répondre aux enjeux immédiats.