Donald Trump critique l’OTAN : trois défis qui menacent la sécurité mondiale
À Ankara, lors du sommet de l’Organisation de l’OTAN, Donald Trump a ouvert son discours en évoquant des enjeux stratégiques majeurs. L’Américain a dénoncé l’accord de cessez-le-feu avec l’Iran, qualifiant les Iraniens d’«économes de mensonges» et affirmant que «ce sont des menteurs qui gaspillent notre temps». Son ton a été particulièrement incisif : «L’Iran est malade… il ne vaut pas la peine de négocier avec eux».
Les frappes iraniennes récentes, visant des bases américaines au Koweït et à Bahreïn, ont été citées par Trump comme preuve du danger persistant. «Nous avons frappé plus de 80 cibles en Iran», a-t-il rappelé avant d’aborder le Groenland.
Pour lui, ce territoire est crucial pour la sécurité mondiale mais négligé par l’OTAN : «Le Groenland est très important pour les États-Unis, mais pas pour le Danemark». Le président a même comparé la situation actuelle à l’occupation nazie du Danemark en 1940, affirmant que «nous avons rendu le Groenland après avoir été pressés par des forces externes».
Trump a également mis en cause l’Espagne pour son manque de contribution aux frais militaires de l’OTAN. Selon lui, cela entraînera une «arrêt total des échanges commerciaux». Malgré ces menaces, Madrid a réagi avec calme, soulignant son engagement à collaborer.
Ce discours marque un tournant dans la relation américaine avec l’OTAN, mettant en avant des tensions profondes concernant la défense et les alliances stratégiques. Le président américain affirme que seul le pouvoir militaire américain peut garantir la sécurité mondiale.