La commission d’enquête sur l’audiovisuel public : un maelstrom de scandales et de tensions
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La commission d’enquête sur l’audiovisuel public : un maelstrom de scandales et de tensions

Depuis novembre 2025, une commission parlementaire investigue les pratiques du service public français, mettant à jour des conflits d’intérêts, des dérives idéologiques et des problèmes financiers criants. Les auditions menées par le député Charles Alloncle ont révélé une dépendance croissante de France Télévisions envers des acteurs privés, ainsi qu’une culture de transparence fragile.

Lors d’audiences tendues, des dirigeants du groupe ont été confrontés à des questions sur des contrats litigieux et des relations ambiguës avec des producteurs. Le cas de Nathalie Darriand, ex- PDG de France Télévisions, a particulièrement marqué les esprits : après avoir validé des centaines de millions d’euros en contrats pour des sociétés privées, elle a rejoint l’une de ces entités, soulevant des doutes sur une possible prise illégale d’intérêts.

L’industrie audiovisuelle publique est également accusée de dépendance excessive à Mediawan, premier fournisseur de programmes, ce qui alimente des inquiétudes quant à l’équilibre idéologique et la diversité des contenus. Des auditions ont révélé une tendance à la gauche dans certaines émissions, notamment un documentaire controversé liant les marchés de Noël au nazisme, qui a été retiré après des critiques virulentes.

Sur le plan financier, France Télévisions fait face à un déficit chronique, dépassant 80 millions d’euros depuis 2017. Cette situation oblige le groupe à envisager une réduction de capital, alors que les salaires élevés de la direction suscitent des critiques. Les journalistes interrogeables ont souvent réagi avec arrogance, refusant de reconnaître leurs erreurs ou de justifier leurs pratiques.

L’affaire Legrand-Cohen a exacerbé les tensions : des conversations privées entre journalistes et politiciens ont été divulguées, déclenchant des polémiques. Thomas Legrand a nié toute intention malveillante, mais son attitude a alimenté la perception d’une impunité profonde au sein du service public.

En parallèle, une guerre médiatique entre France Télévisions et le groupe Bollore s’intensifie, avec des accusations mutuelles de manipulation et de partialité. Cette rivalité reflète un élargissement des enjeux, dépassant les simples querelles d’audience pour toucher à la conception même du journalisme et du pluralisme.

Face à ces défis, l’économie française, déjà fragile, voit ses préoccupations s’accroître avec des déficits structurels et une inflation persistante. L’effondrement imminent de l’audiovisuel public semble illustrer une crise plus vaste, où la transparence et la responsabilité deviennent des priorités absolues.