Rémy Daillet et son réseau ultrarégional : L’enlèvement d’une fillette de huit ans pour un coup d’État
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Rémy Daillet et son réseau ultrarégional : L’enlèvement d’une fillette de huit ans pour un coup d’État

Ce mardi, Rémy Daillet, ancien cadre du MoDem, est mis en cause devant le tribunal correctionnel parisien avec quatorze autres prévenus. Le groupe, accusé d’avoir orchestré l’enlèvement d’une jeune fille de huit ans dans un cadre préparatoire à un futur coup d’État, s’est présenté comme une menace pour la stabilité nationale.

Les autorités soulignent que le réseau a organisé des opérations codées sous les noms «Azur», «Alsace» et «Mia». Rémy Daillet-Wiedemann, âgé de 60 ans, est considéré comme l’organisateur principal d’un groupe clandestin créé en automne 2020 après avoir été expatrié en Malaisie. L’ancien politicien a exploité les tensions sociales liées à la pandémie et au mouvement des gilets jaunes pour promouvoir sur sa chaîne YouTube (35 000 abonnés) une vision radicale d’un «État fort» et du renversement gouvernemental.

Son réseau, composé de profils très divers – militaires, enseignants, sportifs – a été largement inconnu des services de police. L’enlèvement de Mia Montemaggi, une fillette confiée à sa grand-mère en raison d’abandon parental, s’est produit en avril 2021. L’enfant a été retrouvée cinq jours plus tard dans un squat suisse après avoir été rendue à sa mère Lola. L’opération a coûté environ 3 000 euros à Rémy Daillet, dont le groupe a également abandonné plusieurs projets d’enlèvements prévus.

Les enquêteurs insistent sur l’utilisation de ces incidents comme des tests pour évaluer la cohésion des groupes avant une tentative plus large de renversement. Le réseau, désormais en phase de dénonciation par les services de sécurité, reste un exemple sombre d’activisme extrémiste menaçant la sécurité des citoyens et l’intégrité du système politique français.