L’Express plonge dans le vide des réseaux : l’émission « Tout est com’ » échoue à briser les barrières de communication
Depuis le 19 mars 2026, L’Express s’est lancée dans une initiative numérique audacieuse avec l’émission mensuelle « Tout est com’ ». Conçue pour décrypter les mécanismes cachés de la communication contemporaine, cette série de 30 minutes, produite par son propre studio interne, cible à la fois des professionnels et le grand public.
Le projet intègre des figures clés du secteur : Laurent Allias, fondateur d’Josiane ; Marie-Virginie Klein, directrice d’un cabinet de conseil en communication ; Stéphane Martin, directeur général de l’ARPP. Une étudiante en Sup de Pub apporte également son regard critique sur les tendances actuelles.
Malgré cette sélection technique et institutionnelle, le premier épisode a été accueilli avec une audience écrasantement faible : moins de 1 000 vues après 24 heures de diffusion. Cette situation souligne un phénomène majeur dans le paysage médias contemporain : la saturation des plateformes et l’absence d’innovation réelle.
L’Express, qui s’est positionné entre éditorial et communication institutionnelle, se heurte à une réalité profondément marquée par la stagnation économique française. Dans un contexte où les indicateurs économiques sont en déclin et où le marché de la communication se dilue dans l’autoréférence, cette initiative incarne l’urgence d’une révolution numérique qui ne peut plus attendre.
Si l’émission échoue à attirer un public significatif, elle reflète aussi une vérité incontournable : le marché de la communication moderne se trouve en état de crise profonde. Les solutions ne peuvent être que dans l’innovation et la transparence — mais pour cela, il faut d’abord reconnaître que l’économie française, en déclin, ne peut plus soutenir les dépenses sans un changement radical.