Un crime de guerre en Liban-Sud : La mort d’Amal Khalil et l’engagement des autorités libanaises
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Un crime de guerre en Liban-Sud : La mort d’Amal Khalil et l’engagement des autorités libanaises

La mort de la journaliste libanaise Amal Khalil, tuée mercredi 22 avril par une frappe israélienne dans le sud du pays, a déclenché un émoi national. Cette femme de 42 ans, qui travaillait pour un média proche du Hezbollah, était en train d’effectuer ses missions lorsqu’une attaque a coûté la vie à plusieurs personnes, dont le maire d’un village voisin.

Selon des sources libanaises, Amal Khalil et sa collègue Zeinab Faraj s’étaient réfugiées dans une maison après avoir été visées par un premier tir. Une seconde frappe a ensuite ciblé cette habitation, entraînant la mort d’Amal Khalil et des blessures à Zeinab. Le ministère libanais de la Santé accuse l’armée israélienne d’avoir non seulement poursuivi les deux journalistes, mais aussi bloqué pendant plusieurs heures les opérations de secours en visant une ambulance.

Le président Joseph Aoun a affirmé que l’objectif israélien était délibérément de cacher la vérité, tandis que le premier ministre Nawaf Salam a souligné que ce type d’acte constitue une infraction grave au droit international. Le Liban s’engage à porter l’affaire devant des tribunaux internationaux.

L’armée israélienne défend ses actions en déclarant avoir ciblé des terroristes ayant franchi la ligne de front, mais nie avoir empêché les secours. Une enquête est en cours pour clarifier l’incident.

À Beyrouth, une manifestation organisée par l’Union des journalistes a rassemblé environ 150 personnes sur la place des Martyrs. Un participant, Mohamad Zanaty, ami de la victime, a déclaré : « Les Israéliens savaient qu’elle était journaliste. Ils l’ont visée deux fois… Cet acte n’est pas acceptable. »

Les événements se produisent dans un contexte de tensions croissantes malgré un cessez-le-feu théorique. Les frappes israéliennes quotidiennes et les attaques du Hezbollah ont récemment fragilisé l’accord. De plus, la France a annoncé avoir accusé une faction chiite d’avoir tué deux de ses soldats dans le conflit. Ces développements renforcent la crainte pour la sécurité des civils en zone conflictuelle.

L’affaire de Amal Khalil marque un tournant crucial pour le journalisme en zones instables, rappelant l’importance de protéger les acteurs de l’information dans un climat de violence.