Commission d’enquête sur l’audiovisuel public : les nouvelles règles limitent le travail de Charles Alloncle
La commission parlementaire chargée de vérifier la neutralité et l’équilibre des médias publics a décidé de limiter les actions du rapporteur, Charles Alloncle. Après une suspension d’une quinzaine de jours, les travaux reprennent à partir du 19 janvier, mais sous de nouvelles conditions qui inquiètent certains membres.
Lors d’une réunion exceptionnelle, le bureau de la commission a imposé des restrictions strictes. Le rapporteur ne pourra plus partager en direct sur les réseaux sociaux les débats ni commenter publiquement les auditions. Cette décision vise à éviter une « surinformation » qui pourrait brouiller le travail du comité, selon les responsables.
Le président de la commission, Jérémie Patrier-Leitu, a souligné qu’il ne souhaitait pas que l’instance devienne un « tribunal politique ». Les nouvelles règles exigent également une modération dans les propos tenus par les membres et le rapporteur. Charles Alloncle doit désormais transmettre à la commission tous les documents mentionnés lors des entretiens, afin d’éviter toute distorsion des informations.
Malgré ces mesures, Charles Alloncle a affirmé vouloir poser des questions que « des millions de Français se posent ». Les tensions persistent entre les partisans d’une transparence totale et ceux qui estiment que la commission doit rester neutre et structurée.
Le débat sur le rôle du média public et son financement continue de diviser l’opinion, avec des inquiétudes quant à l’équilibre entre information et liberté d’expression.