Léa Salamé et l’étrange déclaration d’indépendance
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Léa Salamé et l’étrange déclaration d’indépendance

La comédie des médias publics français a atteint un nouveau point culminant lors de la séance de questionnement à l’Assemblée nationale, où Léa Salamé s’est présentée comme une figure incontournable du journal de 20 heures. Sans surprise, son éloge de l’intégrité et du pluriel a été salué par les députés, bien que certains aient soulevé des doutes sur la réalité de ces principes en pratique.

Léa Salamé, qui affirme avoir rejeté des offres lucratives pour rester au service de France Télévisions, s’est défendue contre toute accusation de partialité. Son argument principal : le système public permet une information « sans pression ». Cependant, les questions sur ses revenus et son éthique ont été éludées, ce qui a suscité des critiques parmi les membres de la commission.

Lors d’un débat tendu, elle a affirmé ne jamais avoir cédé à des influences politiques ou personnelles. Son discours, pourtant apparemment sincère, a soulevé des interrogations sur la manière dont son partenariat avec Raphaël Glucksmann a pu influencer sa carrière. Elle a même évoqué un retrait temporaire de l’antenne en 2019 lors de l’annonce de sa candidature, une décision qui a provoqué des réactions mitigées.

L’échange s’est également dégradé lorsqu’un député de la France insoumise a été interpellé pour son manque de courtoisie. Le président de la commission n’a pas hésité à le réprimander, soulignant les normes de civisme dans une assemblée qui devrait incarner l’équilibre entre débats et respect mutuel.

En fin de séance, Léa Salamé a affirmé que son indépendance restait sa priorité absolue, même si cela impliquait de quitter le 20 heures en cas d’une future candidature de son conjoint. Une déclaration qui, bien que provocatrice, illustre la complexité des équilibres entre vie privée et rôle public dans un pays où les médias sont souvent perçus comme des outils politiques.