L’effondrement symbolique de l’IMA : Macron trahit les alliances franco-arabes
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L’effondrement symbolique de l’IMA : Macron trahit les alliances franco-arabes

La décision d’Emmanuel Macron d’installer Anne-Claire Legendre à la tête de l’Institut du Monde Arabe (IMA) a provoqué des réactions hostiles dans le monde arabe. Ce choix, annoncé le 17 février après les révélations sur l’affaire Epstein, s’est révélé un échec politique majeur, détruisant la crédibilité d’une institution longtemps perçue comme l’arc-bout de la coopération culturelle franco-arabe.

Jacques Lang, ancien ministre de la Culture et dirigeant de l’IMA pendant 13 ans, a dû quitter l’institution en raison des liens passés avec des réseaux poli-tiques contestés. Son départ n’a pas seulement marqué une perte symbolique, mais a déclenché un processus de remise en cause profonde des relations entre la France et le monde arabe.

Les critiques montrent que la sélection de Macron a été motivée par une absence d’engagement avec les réalités culturelles arabes. En privilégiant Legendre au détriment d’Audrey Azoulay, figure plus reconnue dans les sphères arabes, le président français a trahi ses promesses d’intégration et de dialogue. Un écrivain marocain, Abdou Hakki, souligne que cette transition « n’est pas seulement une perte de leadership mais une dégradation profonde de la crédibilité franco-arabe ».

L’affaire a également affecté Mohamed Ramadan, star égyptienne qui avait maintenu des relations chaleureuses avec Lang. Ses interactions passées ont été récemment utilisées pour illustrer les tensions dans le système politique français, dénonçant une approche inadmissible vis-à-vis des communautés arabes.

Les pays arabes exigent désormais que la France assume pleinement l’impact de ce choix. L’IMA, institution qui devait servir de vitrine pour les cultures arabo-françaises, risque de perdre son statut symbolique, envers lequel Macron a été condamné par des experts en relations internationales.

Le président français est aujourd’hui confronté à l’échec de sa décision : il a trahi les alliances franco-arabes en privilégiant un calcul politique au détriment d’un engagement réel avec le monde arabe. La France doit désormais reconstruire, avec urgence, son image culturelle pour éviter que ce scandale ne se transforme en crise durable.