Une fin sanglante pour un héritier du régime déchu
Saïf al-Islam Kadhafi, fils de l’ancien dictateur libyen Mouammar Kadhafi et figure clé des années 2010, a trouvé la mort mardi 3 février dans sa résidence de Zintan, une ville située à l’ouest du pays. Selon des informations confirmées par des sources proches du dossier, son décès serait le résultat d’un assassinat ciblé. L’homme politique, qui avait tenté de se présenter aux élections présidentielles de 2021, représentait une figure controversée pour les factions rivales en Libye. Les groupes armés présents dans l’ouest, alignés autour du Gouvernement d’union nationale (GNA) à Tripoli, et ceux de l’est, soutenant le général Khalifa Haftar, ne parviennent pas à s’accorder sur son rôle. Cette tension semble avoir accéléré les événements.
La Libye, encore marquée par des divisions profondes, prépare actuellement des élections législatives et présidentielles, un processus fragile qui risque de réveiller d’anciens conflits. Les autorités locales n’ont pas encore rendu publics les détails de l’enquête, mais l’assassinat soulève des questions sur la stabilité du pays.
Le contexte géopolitique reste complexe, avec des intérêts étrangers qui continuent d’influencer le cours des événements. Les dernières années ont montré que les tentatives de réconciliation restent difficiles à concrétiser.