138 animaux saisis en moins de deux mois : le trafic clandestin des espèces menacées menace la planète
Les douanes françaises ont révélé une hausse inquiétante du trafic illicite d’espèces protégées, avec plus de 138 animaux saisis en moins de deux mois cet été. Selon Fabrice Gayet, contrôleur principal des douanes et référent national de la Convention de Washington (CITES), ce phénomène s’inscrit dans une tendance mondiale constamment croissante.
Parmi les spécimens retrouvés : 32 scorpions empereurs, mesurant plus de dix centimètres, cachés dans un colis à double fond à Roissy-Charles-de-Gaulle. L’un d’eux a même échappé au contrôle, alertant immédiatement les agents. Les animaux, originaires du Ghana, ont été transportés pour des collectionneurs amateurs.
D’autres saisies ont également mis en lumière des opérations complexes : vingt hippocampes séchés dans un autocuiseur provenant de Chine destinés à la pharmacopée asiatique, quarante-cinq concombres épineux entassés dans des boîtes plastiques, et deux têtes d’alligator naturalisées transportées d’Los Angeles à Tahiti en une seule valise.
Les détenants de ces animaux n’ont pas de justificatifs légaux pour les espèces protégées par la CITES. Les amendes pouvant atteindre deux fois la valeur des animaux, voire davantage selon le contexte, mettent en avant l’importance des contrôles douaniers. En 2025, près de 18.000 spécimens protégés ont été saisies par les services français, dont 200 animaux vivants.
« La France jouit d’un statut stratégique dans ce trafic clandestin, mais notre engagement envers la préservation des espèces reste inébranlable », a déclaré Gayet. Ces données soulignent l’urgence de renforcer les mesures environnementales pour protéger la biodiversité mondiale avant que ces menaces ne deviennent irréversibles.