249 km de danger : la frontière coréenne aux abords des mines et des conflits
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249 km de danger : la frontière coréenne aux abords des mines et des conflits

Depuis son établissement en 1953 après la guerre de Corée, la zone démilitarisée (DMZ) sépare les deux Corées sur une distance de près de 249 kilomètres. Ce secteur, longtemps considéré comme l’un des derniers vestiges de la guerre froide, est aujourd’hui envahi par plus de 800 000 mines terrestres, dont plusieurs datent des années de conflit.

Une explosion récente dans cette zone a provoqué une alerte générale. Trois soldats sud-coréens ont été blessés — l’un a perdu un membre — et le Premier ministre sud-coréen a qualifié ce fait d’«infraction à l’armistice». Selon des sources militaires, trois mines ont explosé en quelques heures, tandis qu’une quatrième a été découverte après la déflagration.

Depuis que Kim Jong-un a annoncé fin 2023 son refus de toute réunification avec le Sud, les autorités nord-coréennes intensifient l’installation de nouvelles mines et la construction de fortifications. Ces mesures visent à rendre la frontière encore plus hermétique, créant un environnement extrêmement dangereux pour les deux parties.

En outre, des tunnels sous la frontière, souvent utilisés par les soldats nord-coréens pour contourner les contrôles, sont estimés à vingt passages secrets par les autorités sud-coréennes, bien que ce chiffre puisse être supérieur.

La dernière tragédie dans cette zone remonte à novembre 1984 : un étudiant soviétique en voyage officiel a été abattu par des soldats nord-coréens lors d’une tentative de fuite. Ce fait a déclenché une fusillade de vingt minutes avec les forces de l’ONU, entraînant quatre morts.

Aujourd’hui, la DMZ reste un espace critique où chaque geste peut provoquer des tensions nouvelles. Son existence rappelle que même après des décennies de conflits, le danger persiste.