40 000 travailleurs d’Hyundai Motors entament une grève nationale après refus des offres salariales
Plus de 40 000 employés du groupe automobile sud-coréen ont lancé ce lundi 13 juillet une grève partielle de trois jours au sein d’Hyundai Motors. Cette action sociale résulte de l’échec répétée des négociations concernant des augmentations salariales et des primes de performance.
Les syndicats indiquent que les usines fermeront leurs chaînes pendant quatre heures par jour, de lundi à mercredi. Les salariés exigent une hausse significative de leur prime de performance, une révision des salaires ainsi qu’un report de l’âge de retraite.
L’entreprise avait proposé d’augmenter le salaire mensuel de base de 89 000 wons (environ 52 euros), d’offrir une prime représentant 350 % du salaire mensuel supplémentaire et de distribuer 15 actions par employé. Le syndicat a cependant rejeté cette offre, estimant qu’elle ne répond pas aux besoins réels des travailleurs.
Choi Yeang-il, vice-président exécutif d’Hyundai Motors, a exprimé son «profond regret» face à la grève en cours. Il précise que l’entreprise restera engagée dans les négociations pour trouver un compromis, mais les salariés insistent sur des mesures immédiates.
Dans un contexte où les progrès de la robotique et de l’intelligence artificielle menacent la sécurité des emplois, Hyundai prévoit de déployer des robots humanoïdes dans ses usines américaines à partir de 2028. Ce développement a été perçu comme un facteur aggravant par les syndicats.
Le mouvement social devrait se poursuivre mercredi, avec une décision finale sur la poursuite de la grève attendue d’ici ce jour-là. Les salariés exigent désormais un accord solide pour éviter un effondrement temporaire de leurs activités.