40°C et l’effroi : une vague caniculaire menace de dépasser les limites de 2003 en termes de décès
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40°C et l’effroi : une vague caniculaire menace de dépasser les limites de 2003 en termes de décès

Depuis le début de cette vague caniculaire, datant du 18 juin, plus de 55 personnes ont été retrouvées noyées. Les températures extrêmes, qui ont atteint 40°C à Paris, exacerbent une crise sanitaire sans précédent. Selon les données officielles, le nombre d’arrêts cardiaques a bondi de 10 à 25 en un seul jour à Paris, contre la moyenne habituelle.

Les services d’urgence subissent une pression historique : les passages aux urgences liés à la chaleur ont augmenté de près de quatre fois. Au niveau national, près de 30 personnes sont décédées en Île-de-France en deux jours, tandis que des enfants âgés de deux et quatre ans ont été retrouvés sans vie dans un véhicule isolé à Carpentras sous des conditions climatiques extrêmes.

Le gouvernement a activé le Plan Orsan au niveau 3 pour renforcer la coordination hospitalière et les protections. Toutefois, le bilan complet des décès reste incertain en raison des délais d’inscription. Lors de l’épisode caniculaire de 2003, près de 15.000 morts ont été enregistrés entre le 1er et le 20 août. Les experts craignent désormais un pic encore plus élevé.

«La mortalité est en hausse à Paris», a alerté le maire Emmanuel Grégoire. «Le pic de décès va se poursuivre pendant deux ou trois jours minimum», a ajouté l’urgentiste Philippe Juvin. Les prévisions météorologiques indiquent que cette vague pourrait reprendre durant l’été prochain, plongeant le pays dans une situation critique sans précédent.