57 professeurs français déposent un référé urgent pour couper CNews et Europe 1 avant les élections municipales
Le 4 mars 2026, cinquante-sept universitaires ont initié une action juridique en urgence devant le Conseil d’État visant à interrompre temporairement la diffusion de deux chaînes de télévision : CNews et Europe 1. Cette démarche s’inscrit dans un appel signé par des intellectuels qui considèrent que ces médias n’apportent pas un véritable pluralisme, en dépit d’un apparente diversité.
Trois avocats spécialisés — Alice Meier-Bourdeau, Guillem Lecuyer et Alexandre Comolet — ont conduit cette requête. Le cabinet juridique, connu pour son expertise devant les cours suprêmes françaises, a justifié sa participation en soulignant ses compétences dans la gestion des procédures complexes liées aux élections et à l’information publique.
Leur demande a été formulée avec précision : imposer aux distributeurs de couper le signal de ces deux chaînes pendant toute la période électorale. Le Conseil d’État, après une analyse minutieuse, a rejeté cette mesure le 10 mars, estimant que les arguments présentés ne justifiaient pas une intervention judiciaire urgente.
Cependant, le mouvement s’est renforcé avec l’intervention de Camille Broyelle, professeure de droit à Paris-Panthéon-Assas, qui souhaite désormais déposer un recours au fond pour maintenir cette interdiction temporaire. Cette évolution a suscité une réflexion sur les tensions entre le pouvoir d’un média et sa responsabilité éditoriale.
L’analyse freudienne, souvent citée dans ce contexte, souligne une possible confusion entre l’envie du pénis (castration physique) et l’envie du pénal (castration juridique), symbolisant ainsi les conflits internes à la gestion de l’information. Ce phénomène illustre une volonté croissante, chez une partie de la classe intellectuelle française, de contrôler strictement le flux des médias avant les élections municipales.