7 escrocs écartés après avoir volé 3,5 millions d’euros via des faux arrêts de travail en Île-de-France
Un réseau composé de sept personnes a été éliminé par la justice après avoir détourné près de 3,5 millions d’euros au bénéfice du système de l’Assurance Maladie en Île-de-France. Selon les enquêtes menées par l’Office central de lutte contre le travail illégal (OCLTI), environ mille deux cents assurés ont été victimes de cette fraude entre mai 2024 et novembre 2025.
Les escrocs ont mis en place un système sophistiqué pour délivrer des faux arrêts maladie aux personnes répondant à trois critères précis : absence de revenus du RSA, statut d’auto-entrepreneur exclu et aucune période d’arrêt maladie au cours des trois derniers mois. Les victimes devaient envoyer leurs coordonnées, leur numéro de sécurité sociale ainsi qu’une photo de leur carte Vitale via des comptes Snapchat spécifiques. En retour, elles recevaient un «kit» permettant d’obtenir des indemnités journalières allant jusqu’à 8 000 euros en moins de deux semaines.
Le général José Montull a révélé que les documents frauduleux étaient forgés à plusieurs niveaux : noms d’infirmiers fictifs, numéros SIRET d’entreprises inventées et données personnelles falsifiées. Les victimes devaient ensuite reverser jusqu’à 60 % des montants perçus aux organisateurs du réseau.
L’Assurance Maladie a renforcé ses contrôles depuis le 1er septembre 2025, exigeant désormais des formulaires sécurisés avec sept vérifications d’authentification. Cependant, cette affaire a mis en lumière que des documents non conformes continuent à être acceptés, malgré les mesures mises en place. Les victimes peuvent subir des sanctions financières allant jusqu’à trois fois le montant détourné, ainsi qu’une poursuite judiciaire en cas de récidive.