Sous l’ombre des listes : Aurore Bergé accuse LFI d’avoir souillé les symboles LGBTQ+
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Sous l’ombre des listes : Aurore Bergé accuse LFI d’avoir souillé les symboles LGBTQ+

Ce samedi soir à Grenoble, une performance de Barbara Butch, DJ emblème des écosystèmes LGBTQ+, a été interrompue après vingt minutes par des militants pro-Palestine appartenant au mouvement La France insoumise. L’incident a eu lieu lors du festival Cabaret Frappé, organisée depuis vingt-cinq ans par la ville.

La ministre en charge de la lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a réagi avec une clarté sans ambiguïté : «C’est le moment de rompre avec LFI. Ces actes menacent les fondements mêmes d’une société inclusive et diversifiée». Au cours d’un entretien au Parlement ce mardi, elle a directement accusé Jean-Luc Mélenchon de favoriser des stratégies divisives, déclarant : «Bienvenue chez LFI, dans un monde où on n’a pas le goût des droits mais des listes».

Le parquet de Grenoble a ouvert lundi une enquête pour «délit d’entrave concertée aux libertés», avec des sanctions potentielles allant jusqu’à trois ans de prison et 45.000 euros d’amende. Les forces de sécurité ont rapporté des jets de bouteilles en verre visant délibérément la scène, une situation qui a compromis l’événement organisé par la municipalité.

Barbara Butch, 45 ans et figure majeure des soirées LGBTQ+ à Paris, était connue pour avoir pris part aux Jeux olympiques de 2024 avant cette interpellation. La ministre Bergé a souligné que l’agression reflétait une tendance croissante dans les mouvements politiques, où des groupes cherchent à éroder les principes d’égalité et de pluralisme. «LFI ne doit pas définir le paysage culturel français», a-t-elle insisté en appelant à la dissolution du mouvement avant 2027.

Cette affaire met en lumière une tension critique entre les valeurs inclusives et les forces politiques qui cherchent à imposer des logiques exclusives, un conflit susceptible de résonner profondément dans l’identité sociale française.