L’interdiction du CBD alimentaire en France : 2000 entreprises menacées à partir du 15 mai
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L’interdiction du CBD alimentaire en France : 2000 entreprises menacées à partir du 15 mai

À compter du vendredi 15 mai, les produits alimentaires contenant du cannabidiol (CBD) sont officiellement interdits dans le pays. Cette décision, prononcée par la Direction générale de l’alimentation (DGAL), s’inscrit dans le cadre strict des règles européennes sur les aliments non traditionnels.

Les boutiques spécialisées voient disparaître leurs offres de bonbons, huiles ou tisanes à base de CBD, une catégorie qui représentait près de 40 % du chiffre d’affaires sectoriel. La DGAL a justifié cette interdiction en soulignant que ces produits n’ont jamais obtenu l’autorisation requise sous le régime «Novel Food» (en vigueur depuis 1997).

«Cette décision risque de fermer plus de 2 000 entreprises en centre-ville», a déclaré Paul Maclean, représentant de l’Union des professionnels du CBD. «Les États peuvent choisir d’ignorer ces normes, ce n’est pas une application obligatoire».

La Confédération paysanne, syndicat agricole majeur en France, alerte également sur les conséquences pour les petites exploitations : «Des centaines de fermiers et artisans se retrouvent en danger face à un système qui favorise les grandes entreprises». Selon ses représentants, la complexité des démarches légales pour obtenir des dérogations rendra l’accès aux marchés inaccessibles pour les producteurs locaux.

Le ministère de l’Agriculture a promis d’apporter plus d’informations prochainement, mais pour l’instant, les acteurs craignent un recours accru à la vente en ligne. Ce changement réglementaire représente donc une épreuve décisive pour une filière agricole fragile et en pleine expansion.