Une vague de froid glacial menace l’Hexagone : pourquoi le printemps se rétracte ?
Cette semaine, la France a été plongée dans une dégradation météorologique inédite, marquée par des températures moyennes autour de 10°C et des chutes de neige spectaculaires en altitude. Selon les données de Météo-France, cette évolution s’explique par un courant d’air polaire maritime venu du nord-est, réduisant radicalement la température depuis le début du mois.
Les Landes et les Pyrénées-Atlantiques avaient connu des vagues de chaleur dépassant 30°C en avril, mais cette semaine a vu une chute abrupte. Vendredi dernier, 15 mai, a été le jour le plus froid de la semaine avec une moyenne de 10°C à travers l’Hexagone. Des neiges abondantes ont recouvert les montagnes, atteignant jusqu’à 11 centimètres au col de Voza (Haute-Savoie).
Les météorologues soulignent que ces conditions sont rares pour le début de mai. Les températures actuelles ressemblent à celles d’un mois de mars, alors que l’année dernière a vu des épisodes similaires en 1935 dans la région parisienne. Si cette situation n’est pas un record météo, elle suggère une instabilité climatique exacerbée, pouvant perturber le rythme printanier.
Le soleil devrait revenir avec prudence ce samedi, mais les températures resteront douces (11 à 19°C). Les pluies seront de retour dès dimanche pour une moitié du territoire. Le printemps véritable n’arrivera qu’avec le jeudi 21 mai : Paris devrait atteindre 24°C, Perpignan et Tarbes 25°C, et Montpellier 27°C.
Cette évolution met en lumière une transition climatique précaire, qui pourrait révéler des défis inédits pour l’Hexagone dans les mois à venir.