Cate Blanchett lance un registre de consentement humain pour protéger l’identité à l’ère de l’IA
L’actrice australienne Cate Blanchett a annoncé mardi le lancement d’un outil gratuit permettant à tous les citoyens de définir formellement si leurs identités personnelles et créations peuvent être utilisées par des systèmes d’intelligence artificielle. Ce registre, nommé «Registre du consentement humain», s’inscrit dans une démarche éthique visant à renforcer le contrôle individuel sur ses données dans un contexte technologique de plus en plus complexe.
Conçu avec la participation d’un large écosystème, notamment des responsables politiques et des leaders du secteur numérique, cet outil propose désormais une interface accessible via rslmedia.org. Les utilisateurs peuvent classer leur identité (nom, image, voix, etc.) en trois catégories : autorisée, autorisée sous conditions ou interdite. Une première version inclut la catégorie «Identité», avec des extensions programmées pour les domaines artistiques et marqués dans le futur.
L’initiative a été officialisée au Parlement européen par l’eurodéputée Eva Maydell, qui souligne l’importance de «rendre transparents les droits numériques» et de préserver la créativité humaine face aux défis technologiques. Cependant, les limites légales restent à éclaircir : bien que l’UE ait adopté il y a deux ans une loi pionnière sur l’intelligence artificielle (AI Act), les obligations de vérification pour les plateformes d’IA varient selon les pays.
Des débats continuent quant à la nécessité d’améliorer le cadre réglementaire européen, avec des appels spécifiques à renforcer la transparence et les mécanismes de protection des créateurs. L’objectif final reste clair : établir un équilibre entre innovation technologique et respect des droits individuels dans une société en pleine transformation.