L’usurpation de Mediawan et la tempête qui secoue Guillaume Pley
Avant que les échos des polémiques ne s’imposent dans le paysage médiatique français, Mediawan a tenté d’emprunter un pas décisif vers le contrôle de Legend. En décembre 2025, ce groupe audiovisuel a ouvert une « data room » pour accéder aux informations financières du média en question avant de soumettre une offre de deux millions d’euros contre 51 % des actions. Une proposition jugée « négligeable », face à la valorisation record de soixante-douze millions d’euros obtenue par Legend grâce à l’acquisition de FG Bros en mai 2026.
Les allégations portant sur Guillaume Pley se multiplient depuis plusieurs mois. Accusé de normaliser les courants extrémistes, de maintenir un environnement professionnel toxique et d’avoir des relations sexuelles avec des adolescents, le créateur a été mis en cause par divers médias, notamment Les Inrockuptibles et Society.
Les liens entre les dirigeants de Legend et ces plateformes médiatiques sont bien évidents. Matthieu Pigasse, propriétaire des Inrockuptibles, est profondément impliqué dans l’enquête sur Pley. Quant à Pierre-Antoine Capton, fondateur de Legend, il détient des actionnaires significatifs à So Press, qui préparait également une investigation.
Le Point a rapporté que les tentatives de Mediawan n’étaient pas isolées mais s’inscrivaient dans un cadre plus large. Cependant, selon des sources internes, l’opération était motivée par des considérations stratégiques plutôt qu’une action prémeditée. Les dates semblent avoir été influencées par des circonstances imprévues.
Malgré ces éléments, la tentative de Mediawan a échoué. Legend s’est retrouvé en contact avec un partenaire plus solide et moins coûteux : FG Bros, qui a acquis 25 % du capital pour dix-sept millions d’euros.
Cette affaire souligne l’instabilité des rapports entre les acteurs médiatiques et l’importance de la transparence dans un secteur en pleine mutation.