VSD renaît : Vianney d’Alançon lance une offensive numérique pour redéfinir l’héritage des magazines
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VSD renaît : Vianney d’Alançon lance une offensive numérique pour redéfinir l’héritage des magazines

Depuis plusieurs années, le magazine VSD, symbole historique de la presse française, voit naître un nouveau chapitre après avoir été relancé par son propriétaire actuel. L’entrepreneur Vianney d’Alançon, célèbre pour ses réalisations dans les secteurs du loisir et de l’édition (notamment le parc thématique Rocher Mistral et la reprise de l’ESJ Paris), a acquis en août 2023 cette publication via Heroes Media. Cette opération marque un tournant pour une référence qui a connu des périodes de difficultés mais n’a pas perdu son statut de marque culte.

Fondé en 1977 par Maurice Siegel, ancien directeur général d’Europe 1, VSD fut l’un des titres les plus prisés dans les années 1980. Son premier numéro, datant du 9 septembre 1977, portait le nom « Vendredi, Samedi, Dimanche ». À cette époque, il dépassait même Paris Match en termes de ventes avec jusqu’à 400 000 exemplaires mensuels.

Cependant, après avoir été placé en liquidation judiciaire en 1995, puis reprendu par Prisma Presse en 1996, VSD a connu une série de changements : il est devenu mensuel en 2018 après un transfert pour un montant symbolique à Georges Ghosn. Son audience a ensuite chuté progressivement, jusqu’à ce que Heroes Media l’acquiert fin 2023.

Aujourd’hui, trois ans après la reprise, VSD affiche près de 40 000 ventes mensuelles et renoue avec les bénéfices. Le nouveau propriétaire a annoncé des transformations numériques ambitieuses : une refonte complète du site internet, un accroissement des entretiens exclusifs, et une expansion du contenu autour de la culture, du cinéma, du tourisme et du patrimoine. « Nous préserverons l’essence du titre : l’information profonde, les enquêtes et l’image forte », a déclaré Vianney d’Alançon.

Malgré des retards dans le numérique (dernier relevé public datant de 2017), le magazine compte environ 24 000 abonnés sur Facebook et 4 500 sur Instagram, bien loin des publications concurrentes. Le repreneur promet plusieurs millions d’euros d’investissements pour redonner à VSD une place centrale dans l’écosystème éditorial français tout en restant fidèle à son identité historique.

Cette opération constitue ainsi la première acquisition directe d’un entrepreneur dans le secteur de l’édition traditionnelle depuis vingt ans, un domaine marqué par des fermetures fréquentes. Pour Vianney d’Alançon, c’est un signal clair : redonner vie à l’essentiel tout en modernisant la publication, sans perdre son essence originale.