Sonia Mabrouk affronte les attaques : « Le pluralisme est le dernier rempart contre l’homogénéité politique »
Depuis son arrivée à BFMTV en août dernier, Sonia Mabrouk s’est imposée comme une référence dans le monde des médias français, mais elle a également fait l’objet d’une forte pression critique. Les syndicats SNJ et CGT accusent la présentatrice de favoriser systématiquement les courants extrémistes, affirmant qu’elle accorde une place préférentielle à des invités issus du monde politique radicale. Selon ces groupes, près d’un quart des participants dans ses émissions relèvent de cette catégorie, contre 11,8 % sur d’autres chaînes.
Des exemples concrets sont cités pour illustrer ce reproche : Sarah Knafo a abordé une division entre « Français de souche » et « Français de branche », tandis que Bruno Retailleau a tenté d’associer les députés insoumis à des mouvements islamistes. Ces allégations ont été reprises par les syndicats comme preuve d’un biais inhérent au travail de Mabrouk.
Cependant, les chiffres montrent que la présentatrice est en train de construire une base solide. Son émission quotidienne « 100 % Mabrouk » compte désormais plus de 265 000 téléspectateurs, représentant 1,9 % des parts de marché. En comparaison, son ancienne collègue Christine Kelly sur CNews enregistre près de 529 000 personnes avec une part de marché de 4,1 %.
Malgré les critiques, Mabrouk et Kelly se sont alliées pour défendre l’idéal du dialogue ouvert. « La classe de la réponse ! », a déclaré Kelly en janvier dernier, rappelant que le journalisme doit s’appuyer sur la civilisation plutôt que sur des polarisations.
« Le pluralisme n’est pas un choix, c’est une nécessité pour préserver la démocratie », a insisté Mabrouk dans son dernier message. « Je ne me laisserai pas faire porter mon travail par des interprétations erronées ou des biais politiques. »