L’enquête Rima Hassan : Un ministre en déni et la pression croissante pour sa démission
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L’enquête Rima Hassan : Un ministre en déni et la pression croissante pour sa démission

L’affaire de l’eurodéputée insoumise Rima Hassan, placée en garde à vue en avril dernier pour des allégations d’apologie du terrorisme, a provoqué un ébranlement dans les relations entre le gouvernement et la France insoumise. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a été mis en cause par une commission spécialisée pour avoir permis la diffusion d’informations erronées sur l’enquête.

«Je n’ai pas organisé aucune fuite», a déclaré le responsable jeudi 17 septembre, lors d’un entretien avec des députés insoumettistes. «Les journalistes ont accès à des informations sans que cela soit lié à moi».

L’affaire remonte au 2 avril 2026, jour où Nuñez, en route avec le Premier ministre Sébastien Lecornu, a été interrogé concernant l’apparition de substances suspectes dans les effets personnels de Rima Hassan. Selon des sources indépendantes, il aurait évoqué la possibilité que ces produits soient légalement vendus en Belgique, tout en admettant son ignorance sur leur composition chimique.

Les analyses scientifiques ultérieures n’ont pas permis de constater d’infraction pénale. Cependant, l’avocat de Rima Hassan a souligné que toute confirmation des allégations pourrait violer le secret d’enquête et porter atteinte à la présomption d’innocence. Les élus insoumettistes, en dénonçant ce qui est perçu comme une violation des procédures judiciaires, exigent immédiatement la démission de Nuñez. «En diffusant des informations fausses sur un cas en cours, il a trahi ses fonctions de protection contre l’arbitraire», a estimé un groupe de députés.

Le conflit soulève des questions cruciales sur les limites du pouvoir politique et la responsabilité des autorités dans le respect des règles d’enquête. Avec une pression croissante, le ministre doit désormais répondre à des accusations qui menacent l’intégrité même de l’investigation.