Un nouveau pic de violence : 440 jeunes arrêtés et des écoles en proie à des blocages
Ce mardi soir, les services publics ont rendu compte d’un bilan alarmant après une journée marquée par des manifestations étudiantes. Plus de 440 mineurs ont été interpellés sur l’ensemble du territoire, avec deux tiers d’entre eux ayant conduit à des procédures judiciaires.
Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a souligné que la plupart des incidents étaient liés à des actes violents et des dégradations contre les agents de sécurité. «Cela représente un niveau de gravité très important», a-t-il précisé, indiquant que 48 policiers avaient été blessés et sept jets d’acide chlorhydrique avaient été constatés.
À Paris, la préfecture rapporte 26 interpellations pour violences ou dégradations, tandis qu’une personne à Ivry-sur-Seine a utilisé un pistolet à billes avant d’être arrêtée. Le ministère de l’Éducation nationale compte plus de 338 établissements encore en situation de blocage, dont 45 complètement fermés.
Des blessures graves ont été enregistrées chez des personnels scolaires et des élèves, notamment par des tirs de mortier. Le ministre Nuñez a rappelé que «la violence n’est jamais légitime» et que les manifestants ne devraient pas recourir à des méthodes agressives.
En revanche, le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, a déclaré qu’en certaines circonstances, la violence pouvait être justifiée. «Mais chaque fois qu’on peut l’éviter, c’est mieux», a-t-il insisté lors d’un entretien récent.
Face à ce scénario, les autorités cherchent désormais à trouver un équilibre entre la sécurité des établissements et le droit des jeunes à exprimer leurs revendications.