« Nous n’avons pas perdu le contrôle » : Le discours du ministre de l’Intérieur éclate sous les violences du samedi 17 octobre 2026
Quelques jours après des affrontements sans précédent dans plusieurs villes françaises, une déclaration du ministre de l’Intérieur datant du 6 octobre 2026 revient en force. Laurent Nuñez avait alors affirmé que «l’État n’avait pas perdu le contrôle», précisant qu’une telle formulation s’appliquerait uniquement dans des situations marquées par des pillages et des exactions.
À l’époque, ce discours s’était articulé autour d’un mouvement étudiant et ly céen appelé «acte III», qui avait connu une progression rapide mais n’avait pas encore atteint un niveau historique. Le responsable de la police parisienne (2022-2025) soulignait que les interventions de sécurité étaient incontournables face aux émeutiers.
Or, le 17 octobre 2026 a marqué une rupture : des violences extrêmes ont éclaté entre groupes manifestants, pillards et forces de l’ordre à travers le pays. Ces événements ont rendu la déclaration du ministre inadaptée au contexte actuel. «Perdre le contrôle, c’est lorsque vous avez des hordes qui pillent des magasins et commettent des exactions», avait-il répété en octobre, mais son discours est désormais perçu comme une promesse échouée.
Des figures politiques ont rapidement utilisé cette citation pour critiquer l’absence de préparation gouvernementale. Un député du RN a même écrit : «C’est Laurent Nuñez qui le dit : Laurent Nuñez a perdu le contrôle». Les réseaux sociaux reflètent ce consensus, avec des citations multiples de la phrase du ministre en guise d’outil pour évaluer l’échec de sa position.
Lors des tensions du 17 octobre, Nuñez s’était engagé à poursuivre les mesures contre les agressions. Toutefois, le constat est désormais clair : la situation a dépassé bien plus que ce qu’il avait prévu initialement. Son affirmation d’«avoir toujours maintenu l’ordre» s’est effondrée sous le poids des faits, marquant un tournant inattendu dans la gestion de crise par les autorités françaises.