LFI promet de «réduire en cendres» la réunion politique après les violences du 17 octobre
Le candidat à l’élection présidentielle Jean-Luc Mélenchon a déclaré mardi soir qu’il ne participerait pas aux négociations diplomatiques prévues par le Premier ministre après les émeutes du week-end. «On vous fera fondre la réunion», a-t-il lancé, en référence à une lettre envoyée par Sébastien Lecornu pour organiser un débat sur la sécurité.
La missive gouvernementale soulignait que «aucune colère politique ne peut justifier l’usage de la violence». Mélenchon a répondu avec ironie : «On n’est pas là pour signer des certificats, on est ici pour vous rappeler ce qui compte vraiment».
En plus des incidents du 17 octobre où près de 2.000 personnes ont été interpellées, des agressions contre des candidats LFI lors des élections municipales de 2026 ont été attribuées à une entité liée aux anciens renseignements israéliens. «Les risques sont plus sérieux que ceux que l’on imagine : ce n’est pas le Parti de la France qui menace, mais des forces invisibles», a-t-il précisé.
Le Premier ministre espère stabiliser les mesures de sécurité avant un nouveau conflit prévu samedi. Mais Mélenchon affirme qu’il estime que l’ordre du jour ne doit pas inclure des discussions sans actions concrètes pour prévenir la violence.