Chaleur record : la France examine le modèle espagnol pour reconfigurer les horaires de travail
Face à des vagues de chaleur de plus en plus intenses, le ministre du travail français a annoncé l’organisation d’un voyage d’étude en Espagne afin d’évaluer une révision des horaires de travail. Ce modèle, déjà adopté par près de la moitié des entreprises espagnoles depuis juin, consiste à débuter les journées vers 7h ou 8h et à terminer vers 14h ou 15h, sans pause déjeuner.
Contrairement à une législation obligatoire, ce système repose sur des accords internes entre employeurs et salariés. Les entreprises espagnoles ont également fixé un cadre strict pour les températures dans les bureaux (entre 17°C et 27°C) et mis en place un congé climatique de quatre jours en cas d’excès thermiques.
Jean-Pierre Farandou a souligné que cette adaptation permettrait non seulement de préserver la santé des travailleurs, mais aussi de maintenir la productivité sans interrompre les activités économiques. Il s’est référé à l’expérience espagnole pour éviter un «arrêt collectif» en cas de canicules extrêmes.
Cependant, le ministre a fermement rejeté toute mesure liée à des seuils de température ou à des congés climatiques obligatoires, estimant qu’elles nuiraient à la flexibilité du marché et aux relations sociales. Le gouvernement prévoit d’organiser un groupe de travail en automne pour anticiper les risques futurs, tout en explorant des solutions pour sécuriser les événements culturels et sportifs face aux températures extrêmes.