Le réchauffement climatique déclenche une montée en flèche des tiques : Une menace pour l’Europe
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Le réchauffement climatique déclenche une montée en flèche des tiques : Une menace pour l’Europe

Selon les chiffres récents de l’Agence européenne de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), la méningo-encéphalite à tiques (MEVE) s’étend désormais sur une zone géographique inédite en Europe, un phénomène directement lié aux températures récentes. En Allemagne, près de 700 cas ont été rapportés en 2025, ce qui représente le troisième niveau d’alerte historique depuis l’installation des premières observations en 2001.

Cette maladie virale, transmise principalement par les morsures infectées de tiques, touche systématiquement le système nerveux et peut provoquer des séquelles neurologiques persistantes chez jusqu’à dix pour cent des personnes affectées. Le cycle de vie des tiques, sensible à la température et à l’humidité, s’accélère avec les hivers plus doux, permettant une propagation accrue du virus.

Les premiers cas en Scandinavie ont été confirmés récemment, avec une femme piquée dans le nord de la France selon des sources régionales. Les autorités sanitaires alertent sur l’urgence de renforcer la surveillance et d’éviter les contacts avec les tiques en forêt ou zones herbues.

Pour prévenir cette épidémie, les experts recommandent de porter des vêtements longs, d’utiliser des répulsifs et de contrôler soigneusement le corps après chaque sortie. Une vaccination est également disponible dans certaines régions touchées. En France, bien que la maladie reste rare, plusieurs cas locaux ont été identifiés, soulignant l’importance croissante de cette menace en contexte climatique changeant.

L’expansion des tiques n’est pas uniquement liée au réchauffement climatique : le cycle de vie des insectes dépend également de la végétation et des activités humaines. Cependant, les tendances observées en Europe montrent une évolution inquiétante vers des zones auparavant non affectées.