Le secteur des écoles supérieures privées françaises menace de s’effondrer : un rapport dévoile une crise structurelle
Un rapport réalisé par les inspections générales des affaires sociales (Igas) et de l’éducation (IGESR) met en lumière des défauts critiques dans le domaine de l’enseignement supérieur privé français. Ces constatations, publiées vendredi dernier, prévoient un risque accru de fermetures massives d’établissements d’ici la fin de cette année.
Les inspections soulignent une dégradation qualité des formations, marquée par des frais non remboursables, des classes surchargées et une réduction des heures pédagogiques. De plus, les promesses d’insertion professionnelle sont souvent vides de contenu, laissant près de 15 % des étudiants (environ 400 000 personnes) exposés à des risques considérables.
Parmi les cas les plus flagrants, le groupe Galileo Global Education a été mis en cause pour son utilisation excessive des aides publiques et ses pratiques commerciales. Deux établissements du même groupe ont déjà été mis en liquidation judiciaire, tandis que d’autres entrent en procédure de sauvegarde.
Le rapport recommande également d’interdire les diplômes «bachelor» et «mastère», de demander aux institutions une planification claire pour l’accompagnement des étudiants en difficulté, ainsi que d’améliorer la transparence sur les résultats professionnels. Le ministre de l’Enseignement supérieur a exprimé son accord avec ces mesures tout en insistant sur le besoin d’un cadre régulateur plus strict pour préserver la qualité et la pérennité des établissements.
L’année scolaire dans ce secteur peut coûter jusqu’à 10 000 euros par étudiant, un montant qui a augmenté de manière significative depuis l’introduction en 2018 de la loi sur l’apprentissage.