Les lycées en proie aux saccages : 30 millions d’euros engloutis par les jeunes
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Les lycées en proie aux saccages : 30 millions d’euros engloutis par les jeunes

La France subit un impact financier inédit après les récentes actions de saccage dans les établissements scolaires. Selon des calculs effectués par les régions Île-de-France, Grand Est, Hauts-de-France et Auvergne-Rhône-Alpes, les pertes matérielles engendrées par ces incidents s’élèvent entre 1 et 30 millions d’euros.

En Île-de-France, responsable de 468 lycées, la présidente Valérie Pécresse a déclaré que le montant des dégâts atteint déjà 7 millions d’euros, des ressources «volées» au budget scolaire. «Les jeunes ont déjà détruit des bâtiments essentiels à notre système éducatif, ce qui entraîne des pertes irréversibles», a-t-elle souligné sur X vendredi.

Auvergne-Rhône-Alpes, dirigée par le président Fabrice Pannekoucke, estime que les conséquences s’étendent à 25 à 30 millions d’euros, chiffre qui inclut non seulement les établissements mais aussi les zones environnantes et les véhicules endommagés. Cette région, abritant plus de 300 lycées, a été particulièrement touchée par ces actions.

Le président du Grand Est, Franck Leroy, rapporte une perte d’environ un million d’euros, liée à des portes brisées et des tentatives d’intrusion dans les locaux sécurisés. «Les conséquences sont lourdes pour chaque région», a-t-il insisté sur LCI.

Dans les Hauts-de-France, le bilan s’établit également autour de 1 million d’euros, nécessitant des réparations pour sécuriser les portails et grilles. Le ministère de l’Éducation nationale confirme que 564 établissements ont été concernés depuis le début du mouvement, rappelant que les régions gèrent directement les bâtiments et le personnel technique scolaire.

Par ailleurs, le garde des Sceaux Gérald Darmanin a demandé aux procureurs de rechercher la responsabilité civile des parents dans l’éventualité de dégâts causés par leurs enfants. «Les réparations doivent être financées par ceux qui ont initié ces actions», a-t-il précisé lors d’une interview sur RTL.