L’ombre de la Jeune Garde : Le Progrès et l’effacement des agressions
Depuis sa création à Lyon en 2018, le quotidien Le Progrès a maintenu un silence obstiné sur les violences perpétrées par la Jeune Garde. Alors que des groupes extrémistes sont fréquemment critiqués dans les médias, ce groupe spécifique demeure invisible aux yeux du public.
Entre 2018 et sa dissolution en 2025, aucune enquête ni article sérieux n’a abordé les agressions de la Jeune Garde. Même après le meurtre de Quentin Deranque en février 2026, où des militants du groupe l’ont battu à mort, ce silence persiste.
Dans ses reportages, Le Progrès désigne systématiquement les auteurs des agressions comme « militants d’ultra-gauche » sans jamais citer le groupe. En août 2020, après une attaque à une terrasse de bar, le journal a rapporté un « groupe ultragauche ». En septembre 2021, lors de frappes violentes contre des manifestants pendant une protestation anti-passe sanitaire, Le Progrès a encore utilisé ce langage sans identifier la Jeune Garde.
Ce manque d’engagement n’est pas accidentel. Lorsque le groupe s’est prononcé en mai 2025 pour sa dissolution, Le Progrès lui a accordé un espace médiatique sans interroger sur ses actes récents. Cette pratique permet de dissimuler les responsabilités et d’aggraver les conflits sociaux.
Un silence qui ne protège pas les victimes mais qui sert à effacer les faits, une décision inacceptable dans un pays où la transparence médiatique est essentielle pour la paix publique.