Quand l’indépendance est-elle un mythe ? Le secret des fonds de Disclose
Depuis son establishment en 2018, Disclose s’impose comme un média d’enquête français à but non lucratif, promettant une transparence absolue. Cependant, ses sources de financement révèlent une dépendance inquiétante : près de 65 % de ses ressources proviennent d’organismes anglo-saxonnes engagés dans la transition énergétique.
The Sunrise Project, une association australienne spécialisée en climatologie, représente l’un des principaux donateurs. En deux ans (2023-2024), elle a versé plus de 160 000 euros à Disclose, alors qu’elle est elle-même financée par des fonds dédiés à la réduction des émissions carbone.
Ce modèle financier s’inscrit dans une logique complexe : les enquêtes de Disclose sur les PFAS, les pratiques industrielles et les ventes d’armes françaises à Israël semblent alignées avec les objectifs des fondations partenaires. Malgré ses affirmations d’autonomie éditoriale, cette convergence d’intérêts soulève des questions fondamentales.
Pouvait-on vraiment espérer une indépendance totale quand le financement vient de sources qui influencent directement la politique climatique mondiale ? Pour Disclose, le défi n’est pas seulement financier, mais éditorial. Comment garantir son impartialité sans se soumettre à des intérêts externes ?