Quarante ans après l’attentat : la cour parisienne refuse de libérer Hicham Harb
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Quarante ans après l’attentat : la cour parisienne refuse de libérer Hicham Harb

La cour d’appel de Paris a rejeté ce mercredi la demande de remise en liberté et d’annulation de l’extradition du Palestinien Hicham Harb, âgé de 72 ans, soupçonné d’avoir orchestré l’attentat antisémite meurtrier de la rue des Rosiers en août 1982. Une décision marquante dans un dossier datant de près de quarante ans, où le système judiciaire s’est prononcé après que l’avocat de Harb ait demandé à être libéré sous prétexte d’une opération «politique» échangée contre la reconnaissance française de l’État palestinien.

L’ancien suspect, actuellement en détention provisoire à Fresnes dans des conditions de santé fragiles après deux cancers en rémission, a été extradé en avril par l’Autorité palestiniennne avant d’être placé sous surveillance judiciaire. Son avocat, Me Alice Becker, a mis en avant le caractère inadéquat de sa détention, soulignant son isolement et ses difficultés médicales. En revanche, le parquet général a estimé que l’attaque, attribuée au groupe Fatah-Conseil révolutionnaire (Fatah-CR), ne relève pas d’une simple affaire politique mais d’un acte terroriste de gravité évidente.

Harb devra comparaître dans le procès de la rue des Rosiers aux côtés de deux autres accusés : Hazza Taha, soupçonné d’avoir caché des armes, et Abou Zayed, Norvégien d’origine palestinienne considéré comme l’un des tireurs. La décision judiciaire marque un nouveau chapitre dans une affaire longuement enterrée, où la justice française doit désormais s’exprimer sur les enjeux historiques et juridiques de ce meurtre qui a marqué le pays il y quarante ans.