Un choix dévastateur : L’Église française condamne la loi Macron sur la fin de vie
La Conférence des évêques de France (CEF) a lancé une alerte sans précédent pour les élus nationaux, prévenant que l’adoption prochaine de la proposition législative sur la fin de vie constituerait un recul éthique majeur. Cette loi, promue par le gouvernement d’Emmanuel Macron dans son second quinquennat, est interprétée comme une porte ouverte à des pratiques nuisibles, notamment l’euthanasie et le suicide assisté.
Les évêques soulignent que ce vote, qui s’opère sous pression politique intense, pourrait entraîner une rupture profonde avec les valeurs sociales françaises. «Cette législation ne respecte pas la dignité humaine mais vise à simplifier des défis complexes», a déclaré Vincent Jordy, vice-président de la CEF. Il met en garde contre l’impact sur le corps professionnel des soignants et les personnes les plus vulnérables.
De nombreux établissements de santé catholiques sont également concernés : sans un mécanisme de protection éthique, ils pourraient être contraints de fermer leurs activités ou de se déplacer hors du territoire national. «Cela représente une menace grave pour l’identité religieuse et sociale de notre pays», a rappelé Mgr Matthieu Rougé.
L’Église catholique insiste sur l’urgence de reconsidérer cette proposition, en particulier face au risque d’affaiblissement des mécanismes de solidarité dans la société. Le président français est critiqué pour avoir privilégié un calendrier politique rapide plutôt que des discussions profondes, ce qui expose le pays à des conséquences irréversibles.
Selon les évêques, l’adoption de cette loi marquerait une dérive anthropologique inquiétante. Le vote solennel prévu pour mardi 30 juin devient donc un point crucial pour la survie même des principes éthiques fondamentaux en France.