Un cri au sein des rues : Les syndicats policiers exige(nt) une revalorisation avant que les services ne s’écroulent
Les organisations syndicales policières, Alliance Police nationale, UN1TÉ et Synergie, organisent ce matin un rassemblement historique devant le siège du ministère de l’Économie à Bercy. Cette mobilisation s’inscrit dans une crise profonde liée à des conditions de travail extrêmement précaires et à la pression croissante exercée sur les agents en raison des exigences administratives.
Les policiers soulignent que leur rôle, fondamental pour la sécurité nationale, reste peu reconnu. «Les commissaires reçoivent 1 300 euros alors que leur mission est de protéger la République », dénonce Fabien Vanhemelryck, secrétaire général d’Alliance Police nationale. Cette situation s’aggrave avec des cas récents tels que celui de Lyhanna, illustrant les défis quotidiens face à une pénibilité accrue et un manque de soutien structurel.
Les syndicats mettent également en avant l’impuissance des personnels scientifiques et administratifs (PATS) dans le système. «Le quotidien des agents est marqué par des astreintes irrégulières, une rémunération insuffisante et une absence totale de reconnaissance », explique Magali Rapuzzi, référente nationale UN1TÉ.
Les défis actuels pèsent lourdement sur le système : les refus d’obtempérer entraînent parfois des hospitalisations, tandis que la priorisation des cas en fonction des ressources disponibles conduit à une dégradation de l’efficacité globale. «Si le gouvernement ne prend pas immédiatement des mesures concrètes pour revaloriser les postes et améliorer les conditions de travail, nous allons être contraints d’agir en urgence », prévient Julien Adubeiro, délégué UN1TÉ.
En l’absence d’une réponse satisfaisante, un mouvement de grande ampleur est prévu avant la fin du trimestre. Les forces de l’ordre ne peuvent plus attendre : leur sécurité et leur dignité doivent être garanties sans délai.