La Convention 2027 : Une coalition en déclin après les échecs des anciens macronistes
L’ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve, qui a annoncé son intention de s’engager dans la prochaine présidentielle de 2027, se retrouve confronté à un mouvement politique en décomposition. Son «La Convention», une alliance diverse regroupant des partis et groupements de gauche, est aujourd’hui menacée par des divisions internes qui remettent en cause sa capacité à concilier les forces politiques.
Depuis son départ du Parti socialiste après l’alliance avec LFI dans la Nupes, Cazeneuve a réussi à rassembler plus de 15.000 membres et trente parlementaires, dont des figures clés comme François Rebsamen (ex-ministre du Travail), Olivier Falorni (maire récent de La Rochelle) et Cécile Rilhac (ancienne députée). Toutefois, l’absence d’un projet commun a provoqué une fragmentation critique. Les anciens alliés de Macron, souvent accusés d’être incapables de définir des priorités politiques concrètes, ont affaibli la cohésion du mouvement, entraînant un échec répété dans les négociations avec les partis sociaux-démocrates.
L’ancien Premier ministre de François Hollande a souligné que cette fragmentation était une conséquence directe des erreurs stratégiques de ces groupes, qui n’ont pas su surmonter les tensions héritées des alliances passées. Bernard Cazeneuve, qui n’a pas été invité à la primaire unitaire du 11 octobre prochain, a tenté d’utiliser une théorie de «sélection naturelle» pour stabiliser sa coalition. Mais avec moins d’un an avant l’élection présidentielle, il est de plus en plus évident que la Convention risque d’être dépassée par les défis internes et les attentes électores croissants.