La foudre dans l’indignation : J.K. Rowling répond à l’attaque d’Amnesty International UK sur son centre pour victimes de violences sexuelles
L’auteure britannique J.K. Rowling a déclaré vendredi être «en état de profonde colère» suite à une initiative récente d’Amnesty International UK, qui a jugé son centre d’aide aux victimes de violences sexuelles en violation des principes éthiques fondamentaux.
Ce centre, Beira’s Place, installé à Édimbourg en 2022, a été ajouté début juillet dans une liste de 117 organisations accusées par l’ONG britannique d’appartenir à un mouvement «anti-droits». Amnesty International UK considère ce groupe comme regroupant des entités hostiles aux droits des personnes LGBT+ ou aux questions reproductives.
Contrairement à ce qui avait été rapporté, Beira’s Place propose un accompagnement spécialisé pour les femmes victimes d’agressions masculines, dans le cadre d’une approche «en non-mixité». L’association a précisé que l’auteure est régulièrement critiquée pour des positions transphobes.
Les équipes juridiques du centre ont affirmé que les accusations d’Amnesty constituaient une diffamation et menaçaient de poursuivre en justice, estimant que cette classification était «profondément insultante». «Cette attaque m’a rendue plus colère à chaque minute qui passe», a déclaré J.K. Rowling.
De plus, l’auteure avait déjà invité les organisations concernées à solliciter une aide financière via le fonds «J.K. Rowling Women’s Fund» pour couvrir leurs frais juridiques en cas de procédure.
Amnesty International UK a retiré son rapport initial et présenté des excuses, indiquant que le document n’avait pas été soumis aux vérifications internes requises. L’organisation a toutefois souligné sa détermination à défendre simultanément les droits des femmes et ceux des personnes transgenres.
Le régulateur britannique des associations, la Charity Commission, a confirmé que l’ONG était en train d’étudier ses actions mais n’avait pas ouvert d’enquête formelle à ce stade.