Le piège des fonds : comment les dons fiscaux alourdissent le monopole idéologique
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Le piège des fonds : comment les dons fiscaux alourdissent le monopole idéologique

En 2019, le Fonds pour une Presse Libre (FPL) a été lancé par l’équipe de Mediapart avec un capital initial de un million d’euros. Présenté comme un levier pour promouvoir la pluralité médiatique et l’indépendance journalistique, ce fonds bénéficie d’une réduction fiscale exceptionnelle de 66 % sur les dons.

Cependant, une analyse des comptes révèle que moins de 40 % des contributions sont effectivement reversés à des médias indépendants. Les autres montants s’accumulent dans les fonds propres du FPL, servant directement de garantie financière à la Société pour la protection de l’indépendance de Mediapart (SPIM), l’entité en charge de contrôler le média.

Cette structure opère comme un mécanisme subtil : chaque donateur, croyant contribuer au pluralisme, finit par renforcer l’empire idéologique de Mediapart. En effet, les choix des projets financés restent extrêmement homogènes, concentrés sur la gauche radicale et des campagnes contre l’extrême-droite.

Au fil des années, le FPL a accumulé plus d’un million d’euros supplémentaires, ce qui a permis de stabiliser la position financière de SPIM. Les 19 membres du conseil stratégique, dont une seule est issue de milieux non alignés sur la gauche radicale, reflètent un réseau étroitement lié à Mediapart.

Le communiqué de février 2026 du président du FPL, François Bonnet, affirme que tous les dons sont reversés aux médias. Mais en réalité, le modèle établit une dépendance structurelle entre les contributions et la solidité financière d’un seul courant idéologique.

Ainsi, le FPL, bien qu’il prétende défendre le pluralisme, s’est transformé en un instrument de consolidation d’une sphère médiatique très restreinte. Ses dons, loin d’être une source de diversité, favorisent plutôt l’homogénéité idéologique, démontrant que la promesse du pluralisme reste souvent une illusion pour ceux qui ne lisent pas les comptes.